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Rudeness is the weak persons imitation of strengh (Jude)
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ONCE UPON A TIME
LES RPS : Harry/Rory/Brook/Azraël+Louenn/La parade
LES AMIS POUR LA VIE:
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Age : Vingt-sept ans

Statut : Le statut "c'est compliqué" ne c'est jamais aussi bien appliqué à elle et à sa relation en dent de scie avec un certain animateur 3D.

Profession : Directrice artistique dans un magazine/Graphiste

“My advice if you’ve just suffered heartbreak or you’ve broken up with someone, is to not touch your hair. It’s the first thing women do, but you’re not in a fit state to make decisions that are long-term — you’ll have to spend the next four years growing it out. Don’t have a fringe cut. Don’t bleach it. Don’t do anything, because you will regret it. Buy a lipstick instead. Go and kiss loads of other people, but don’t fucking touch your hair, as you’ll still feel sad — and you’ll have weird hair.”

NOT EVERYTHING HAPPENS FOR A REASON. SOMETIMES LIFE JUST SUCKS


Sam 28 Nov - 13:15

Rudeness is the weak persons imitation of strengh


« Thomas !! »
Le jeune-homme avait sursauté en entendant son nom. Immédiatement, il avait cessé ses vas-et-viens, se dirigeant vers la nouvelle arrivante.
« -Delilah ! T’es venue... » Lança-t-il dans un soupir de soulagement tandis qu’il la prenait dans ses bras. Evidemment qu’elle était venue.
« Oui…ils sont là-dedans depuis longtemps ? » Demanda-t-elle en montrant une salle du menton.
« Trois quart d’heure, un peu plus surement… »
Pour toute réponse, elle se contenta de caresser l’épaule de son collègue, un sourire rassurant dessiné sur son visage. Que faire d’autre après-tout ?
Oui elle était venue. Comment n’aurait-elle pas pu ? Elle avait remarqué l’angoisse dans la voix du rédacteur chef adjoint, au moment même où elle avait décroché son portable. Et même s’il n’avait cessé de lui répéter qu’il s’agissait d’une simple réunion « pour faire le point », elle avait compris que c’était leur avenir à tous qui se jouait à cette table ronde. Thomas n’avait jamais été très bon menteur, en plus.
Elle n’avait pas attendu de raccrocher pour enfiler son trench et la première paire de chaussure qui se trouvait sur son chemin. « J’arrive ! » Avait-elle déclaré sans même lui laisser le temps de protester. Certes, elle n’aurait été d’aucune utilité : seuls avaient été conviés les rédacteurs en chef des différents magazines du groupe. Mais faisant parti des plus vielles membre de la rédaction de Misty, elle ne pouvait rester chez elle, se tournant les pouces tandis que l’avenir du bimensuel était en jeux.
Ca faisait un moment que le féminin battait de l’aile; quelques années maintenant. Les gens partaient et les postes n’étaient pas renouvelés par manque de budget. L’équipe avait été réduite au strict minimum et pas mal d’articles étaient rédigés par des pigistes. La qualité du travail effectué n’avait pas baissé pour autant et malgré la période sombre qu’ils traversaient, tout le monde gardait le sourire, Delilah la première. La jeune femme se laissait quelques mois, histoire de retomber sur ses pattes. Elle savait que son emploi était menacé, même si Violet, la rédactrice en chef, se gardait bien de le lui dire, cherchant à préserver ses employés le plus possible. Lyla, qui avait atterrie dans le groupe par le hasard d’un piston, n’avait jamais fait grand cas des difficultés que le bimensuel traversait. Au contraire, elle était la première à en rire, sachant que si elle devait quitter la rédaction, ce serait par démission et non par licenciement. Elle savait parfaitement les économies que son départ engendrait, aussi ridicules soient-elles et était même prête à ne pas demander son solde. Mais l’éventualité d’un  départ, aussi tangible soit-elle, avait toujours été imaginé dans un futur relativement proche qui n’était jusqu’à présent, jamais arrivé. Il avait véritablement fallu que Thomas l’appelle pour qu’elle comprenne qu’il ne s’agissait pas seulement d’elle, mais d’une vingtaine de personne qui tous, adoraient leur boulot. Et accessoirement, qu’il s’agissait également de sa mère et des semaines qu’elle passerait à lui rabâcher ( à demi-mot) à quel point ses choix professionnels étaient contestables. Qu’est-ce qu’elle allait faire avec un diplôme en philosophie qui ne lui avait jamais servi ?

La brune était plongée dans ses réflexions lorsqu’un bruit de porte la ramena à la réalité. La réunion venait de se terminer et pourtant, les conversations continuaient dans le couloir. Une floppée de gars, tous vêtus de costards, qui défilaient un à un. Ils avaient tous le sourire satisfait de ceux qui venaient de conclure une bonne affaire.  Dans le défilé, un homme attira plus son attention que les autres. Le visage fermé, mutique, il ne semblait pas prendre part au brouhaha ambiant.
« C’est Jude Rowe, le propriétaire du groupe » Murmura Thomas à son oreille. Le Big Boss en somme, Belzébuth comme le surnommait Thoma, celui qui avait leur avenir à tous entre leur main.
« Je suis sûre que tout c’est bien passé...» Répondit-elle avec un sourire contrit, voulant garder espoir jusqu’au bout. Néanmoins, la vision de Violet, sortant en dernière de la salle, lui fit perdre tout espoir. Jamais Delilah n’avait vu sa rédactrice en chef aussi fatiguée, démoralisée. Elle qui était toujours pimpante, toujours souriante, semblait à deux doigts de la crise de nerf. Dans ses yeux, quelques larmes qu’elle se refusait à verser. Elle n’avait pas besoin de parler pour faire comprendre ce qui venait de se passer. Lyla resta silencieuse, Thomas lui se laissa retomber lourdement sur le fauteuil. Là, devant leur yeux, l’aventure Misty venait de se terminer.
« C’est pas possible… » Lâcha Lyla, peinant à y croire. Personne ne répondit pourtant à l’appel qu’elle venait de lancer. Elle n'allait pas tarder à plonger à son tour dans l’abattement, quand lui vinrent en tête ce qu’allaient être ses prochaines semaines. Outre les regards compatissants et gênés lorsqu’elle annoncerait la perte de son job, elle pouvait déjà entendre les sarcasmes de sa famille et le cynisme qu’elle devrait endurer lors des prochains déjeuners dominicaux. Et quoi qu’en disent Violet et Thomas, ces images lui étaient bien trop insupportables pour qu’elle ne tente rien. Se tournant immédiatement vers l’ascenseur où elle avait vu les actionnaires s’engouffrer quelques secondes plus tôt, son regard eu juste le temps de croiser celui du fameux J. Rowe tandis que les portes se fermaient.
« On a un  dernier vas-tout à jouer ! » Déclara la brune tandis qu’elle trépignait sur place.
« Quoi… » Demanda Violet plus inquiète que surprise par la réaction de son employée. Mieux que qui-conque, elle savait combien cette dernière pouvait être imprévisible, pour ne pas dire stupide.
« On est virés de toute façon !! » Déclara-telle avec un enthousiasme qui n’assurait rien de bon. En effet, Lyla n’attendit même pas les réponses que suscitèrent cette déclaration que déjà, elle se dirigeait vers les escaliers de secour en courant. Jamais n’avait-elle été aussi heureuse d’avoir ses tennis au pied !

« Hé ! » Lança-t-elle  tandis qu’elle atteignait enfin le rez-de chaussé. Peine perdu. L’homme était déjà sur le trottoir, un taxi garé devant lui. Deux solutions s’offraient désormais à elle : Soit, elle hélait un autre cab à qui elle hurlerait « SUIVEZ CE TAXI », soit elle abandonnait.  Ni l’une ni l’autre de ces idées ne lui convenaient. A la place, la jeune-femme préféra faire quelque chose de plus pragmatique. Il fallait juste qu’elle pique un dernier sprint car Jude Rowe n’avait-il pas eu le temps de refermer la portière qu’elle plongeait (et c’était littéralement le terme) à son tour dans le taxi, se retrouvant quasiment au dessus du dirigeant !
« Hey ! » Déclara-t-elle à bout de souffle, totalement échevelée.


Dernière édition par Delilah Aberdeen le Sam 28 Nov - 16:31, édité 2 fois
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Sam 28 Nov - 15:21

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Dernière édition par Jude Rowe le Mar 8 Déc - 17:26, édité 2 fois
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Sam 28 Nov - 19:25

Rudeness is the weak persons imitation of strengh

Bon, très bien : ‘’Hey ‘’ n’était probablement pas le meilleur moyen de démarrer une discussion. ‘’Hey’’ allait à l’encontre de tous les principes d’éducation que lui avaient inculqués ses parents, et, si son père avait pu la voir, surement ce serait-il retourné dans sa tombe. Lyla, était seule, dans un taxi, avec Jude Rowe. Si jusqu’à présent, elle n’avait jamais compris l’aversion que Thomas avait pour lui et la réserve de Violet à son sujet, elle commençait à comprendre pourquoi l’homme avait hérité du malheureux surnom de Belzebuth. S’ il avait pu lui arracher le crane à ce moment même, surement l’aurait-il fait. Remettant une mèche rebelle derrière son oreille, la jeune femme commençait à comprendre ce qu’elle venait de faire. A la base, elle avait juste voulu le retenir. Quelques minutes, quelques secondes lui auraient été  amplement suffisantes. Pourquoi avait-il fallu qu’elle tente une opération tellement risquée que même une cascadeuse de seconde zone aurait refusé son rôle dans une comédie ?
« Vous vous sentiriez humiliée si je vous trainais jusqu’à l’extérieur, croyez-moi. » In extrémis, elle avait réussi à ne pas pousser ce petit rire nerveux qui traversait ses lèvres à chaque fois qu’elle se retrouvait dans des situations aussi troublantes. L’homme se voulait intimidant ; A voir comment son cœur battait dans sa cage thoracique, Lyla pouvait dire sans hésitation qu’il avait réussi son coup. La menacer d’une telle manière n’était pourtant pas nécessaire et à vrai dire, presque inutile. L’humilier en la jetant dehors ? Vivre avec ses quatre sœurs avaient totalement relativisé sa vision de l’humiliation. Au mieux, s’il portait son geste à la parole et que pour X raison, il réussissait à laisser la moindre trace sur sa peau, elle pourrait toujours porter plainte pour violence. Delilah n’était pas une affabulatrice, mais si ses vingt-sept ans d’existence sur cette terre lui avait pris quelque chose, c’était que la fin justifiait les moyens. Elle ne doutait pas que Rowe avait surement de très bons avocats ; mais sur ce point,  elle (du moins sa famille), n’était pas en reste non plus.

« Nous ne sommes pas obligés d’aller jusqu’à de tels extrémités ! » Lança-t-elle simplement en refermant la portière. Les quelques secondes qu’elle avait eu pour réfléchir à la situation, l’avaient étrangement rassuré dans ces idées. Bien sûr, loin d’elle l’envie d’aller aussi loin que le scénario qu’elle s’était fabriquée plus tôt. Elle n’était pas là pour avoir une quelconque confrontation avec le brun, elle ne le voulait pas et de toute manière, elle n’avait jamais été douée pour ça.  
« Tout va bien !!! » Lâchât-t-elle au conducteur, la voix un peu plus ferme que précédemment.  Elle se doutait toutefois que son attitude pouvait paraitre insolente, voir provocatrice. Mais comme, elle l’avait dit précédemment, il l’avait déjà virée, qu’avait-il elle à perdre ? Qu’est-ce qu’elle risquait ? Qu’il détruise à jamais son avenir dans la presse britannique. Oh, elle n’avait pas pensé à cette éventualité…Qu’importe, il était  trop tard de toute manière.
La jeune-femme pris une grande inspiration puis plongea ses yeux dans ceux du dirigeant. Etrangement, il lui avait paru plus vieux lorsqu’elle l’avait aperçu dans le couloir. Aisément, elle lui aurait donné la quarantaine, peut-être même plus. Là, tandis qu’elle le détaillait mieux, elle ne lui donnait même pas la trentaine. Malgré son air renfrogné, il avait des airs de jeunes premiers, de gamins à peine sorti de l’université. Sous plusieurs aspects, il avait tout de ces garçons qu’elle avait fréquenté lors de son cours séjour à Cambridge. Sauf qu’entre-temps, dix ans avaient passés. Elle avait vingt-sept ans et elle s’apprêtait à supplier un de ces golden boys qui vraisemblablement, n’avait même pas vingt-cinq ans. Seigneur, sa mère avait raison : Qu’avait-elle fait de sa vie ? Ce n’était pas le moment de tergiverser ! Elle était là pour parler affaire si du moins, il la laissait parler.

« Monsieur, Rowe je suis désolée pour cette situation des plus déplaisantes. Ma chute était malencontreuse,  et je ne souhaitais nullement vous…agresser. Malgré les apparences, je ne suis pas une folle-dingue. Tout ce que je vous demande c’est que quelques secondes. Juste quelques secondes, rien de plus. »

 
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Sam 28 Nov - 20:44

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Dernière édition par Jude Rowe le Mar 8 Déc - 17:26, édité 2 fois
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Dim 29 Nov - 2:39

Rudeness is the weak persons imitation of strengh

Le temps d’un instant, on aurait presque pu voir un sourire se dessiner sur le visage de la brune. Elle avait réussi à attirer son attention. Lorsqu’elle avait formulée sa requête, elle s’était attendue à ce qu’il lui lance un « fichez le camp » dont lui seul devait avoir le secret;  à ce qu’il s’égosille, la menace ou…que savait-elle encore. Sa réaction avait été néanmoins plus calme que ce à quoi elle s'imaginait. Certes, le ton était sec et tranchant. Chacun des mots qui sortaient de sa bouche n’étaient qu’insultes déguisées, l’intonation de sa voix étant pleine de condescendance. Tandis que Jude Rowe s’amusait à remuer le couteau dans la plaie, lui rappelant à quel point elle devait être misérable à essayer de convaincre un homme qui visiblement en avait autant à faire de l’entreprise qu’il venait de dissoudre que de son premier centime, il traversa à l’esprit de Lyla que son ancien patron devait probablement être le genre de personne qui prenait un malin plaisir à dire aux gamins que le père noël n’existait pas. L’esquisse de sourire que ses lèvres avaient entamés au moment où elle avait compris qu’il ne la jetterait pas hors du taxi (pas tout de suite du moins) s'était envolée.
« Vous et vos petits copains n’avez plus de travail à partir de maintenant.  Vous pouvez d’ores et déjà vous estimez chanceuse d’avoir pu tenir le mois d’octobre et novembre. »Elle était sure que s’il avait pu faire une danse de la joie en prononçant ces derniers mots, il l’aurait fait. Bon sang, c’était elle ou ce type prenait véritablement son pied à être mesquin ?
« Dehors, la cigarette. Je suis le client, je paie et je n’ai certainement pas à être infesté par votre connerie. » Oui, il prenait véritablement son pied à être mesquin. Ce mec était-il aussi infect dans sa vie privée ? A vrai dire elle ne voulait pas savoir ; Au stade où elle en était, elle était prête à parier tout ce à quoi elle tenait que ce gars allait finir vieux, seul et aigri. Ou qu’un de ses domestiques l’étoufferait dans son sommeil.

La jeune femme s’apprêtait à prendre la défense du chauffeur, ouvrant la bouche prête  à sortir une réplique cinglante qui, si elle n’aurait pas remis ce freluquet à sa place, aurait au moins traduit le fond de sa pensée. Mais aucun son ne sorti de ses lèvres. Devant ses yeux écarquillés, se jouait une scène surréaliste. Le chauffeur venait-il vraiment de quitter son propre véhicule en s’excusant ? Bon dieu mais dans quel monde vivait-elle ? Etait-ce la cinquième dimension ou l’homme en face d’elle était-il véritablement Belzébuth venu sur terre pour répandre horreur et chaos ?
« A présent que vous avez pris connaissance des derniers, que puis-je faire pour vous ?   »Delilah avait failli ne pas répondre. Pendant un quart de seconde, elle s’était dit que ça n’en valait pas la peine, que ce type ne méritait même pas qu’elle gaspille sa salive pour lui. Si elle quittait le taxi, et qu’elle marchait droit devant elle sans se retourner, un sentiment de liberté intense s'emparerait surement d'elle. Elle n’aurait pas eu l’impression d’avoir vendu son âme au diable car sincèrement, personne au monde ne méritait d’avoir un boss comme celui-ci.
Au lieu de ça, la brune se racla la gorge et pris le ton le plus calme qu’elle pouvait:
« Je pense que vous faites une erreur. » Déclara-t-elle le plus sérieusement du monde et particulièrement sûre de ses propos. « J’ai travaillé pour Misty ces cinq dernières années et je suis la mieux placée pour savoir que le magazine tel qu’il fonctionnait n’était pas rentable. Mais avec tout le respect que je vous dois, aucun magazine n’aurait pu réaliser les chiffres que nous avons réalisés ces derniers trimestres, avec les conditions dans lesquelles nous exercions. Si le magazine était voué à disparaitre, ce n’était pas parce que l’idée du bimensuelle était mauvaise, mais que la formule proposé n’était plus adéquate avec le marché. »
Il ne s’agissait pas d’un plaidoyer. Jamais, ne se serait-elle permise de pénétrer dans ce taxi avec pour seule idée, essayer de convaincre son ancien patron avec la seule force de ses grands yeux et l’histoire larmoyante des quinze ans de Misty. Bon…peut-être que si, si Jude Rowe avait été un sympathique octogénaire (comme elle se l’était toujours imaginé) et non le bloc de granit qui lui faisait face. « Si vous regardez attentivement les graphiques, vous verrez que certes, Misty vous rapporte moins que le quotidien ou l’autre magazine. Pourtant, le bimensuel enregistre moins de pertes sur les deux dernières années que le reste du groupe. Et pour cause, le… » Elle s’était interrompue, lorsque ses yeux avaient croisés les siens. Surprise, presque déstabilisée, elle continua de soutenir son regard, priant que le rouge ne lui monte pas aux joues. Elle s’apprêtait même à lui offrir un petit sourire quand elle remarqua que les prunelles du dirigeant avaient très vite continué leur chemin sur le reste de son corps. Il était en train de la reluquer. Ouvertement, sans la moindre gêne.
Loin de lui faire plaisir, ou même de se sentir flattée, se faire déshabiller du regard lui donnait une impression des plus désagréables. La brune resta interdite quelques secondes, avant de se racler bruyamment la gorge. Plus discret qu’un « hé, mes yeux sont là ! » mais tout aussi subtil. Elle s’apprêtait à reprendre son monologue quand ce qui lui semblait être un cri du cœur lui parvint aux oreilles : « Des converses ? »
« Non mais, sérieusement ? » Ne put-elle s’empêcher de lancer tandis qu’elle le regardait avec un air totalement blasé. C’était quoi son problème ? Il était fétichiste du pieds en plus ? La jeune-femme, qui essayait de tout faire pour ne pas paraitre déstabilisée,  jeta néanmoins un coup d’œil à ses converses. Lorsque Thomas l’avait appelée une heure plus tôt, il avait fallu qu’elle se dépêche alors même qu’elle venait juste de sauter du lit. Elle avait enfilé les premières choses sur lesquelles son regard s’était posé, soit : La robe qu’elle avait enfilé la veille et ses fidèles tennis. Alors certes, si on lui avait dit qu’elle se retrouverait en tête avec Rowe en personne, probablement se serait-elle chaussée d'une paire plus appropriée pour la situation, mais à ce moment présent était-ce vraiment la question ?
Delilah poussa un petit soupir. « Ecoutez je ne vais pas vous faire perdre plus votre temps. Quoi que sincèrement, je pense qu’on en aurait gagné si vous n’aviez pas passé la première minute de cette entrevue à me dire ce que je savais déjà. Je n’étais pas venu vous dire qu’il fallait que vous sauviez Misty. J’étais simplement venue vous dire que vous ne ferez pas plus d’économie en vous en débarrassant.   »
« Comment vous appelez-vous ? Que je puisse mettre un prénom sur cette femme qui se jette tête baissée dans mon taxi pour m’emmerder. Littéralement. »
Pour la première fois depuis le début de la conversation un petit rire franchit les lèvres.
« Ce n’était vraiment pas volontaire, je vous assure. Aberdeen. Delilah Aberdeen. Monsieur Rowe… » Conclût-elle dans un petit signe de tête alors qu’elle ouvrait déjà la portière.


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Mer 2 Déc - 0:58

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Dernière édition par Jude Rowe le Mar 8 Déc - 17:26, édité 2 fois
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Ven 4 Déc - 1:37

Rudeness is the weak persons imitation of strengh

« Ça manque d’élégance.   » Ce type venait de lui couper le sifflet. Littéralement. Lyla ne savait si elle devait être choquée ou agacée. La brune c’était toujours senti heureuse d’appartenir à cette période de l’histoire et non à une autre. Naître en 1988 dans un pays développé, l’assurait de pouvoir s’habiller comme elle voulait sans se soucier de qui que ce soit. Si dès le lendemain, elle décidait de se tondre les cheveux ou de se les teindre en vert, elle n’aurait de compte à rendre à personne, car son but dans la vie n’était pas d’être élégante. Pour qui se prenait-il ? Anna Wintour ? Même cette dernière avait validé le port des converses. Et sa tenue n’avait absolument rien de choquante. Si on tapait robe noire/basket sur google image, on remarquait aisément que le combo avait été testé et validée par toutes les fashionistas de la planète. Mais était-elle réellement en train de débattre de la légitimité de sa tenue alors que des questions d’ordres plus graves les retenaient ? Si ce type avait voulu la déstabiliser, il avait réussi son pari. Elle était ridicule et lui se payait sa tête. Fin de la discussion, il avait gagné.
L’ancienne graphiste s’apprêtait à quitter le véhicule quand elle sentie une main ferme se poser sur la sienne. Son cœur ratant immédiatement un battement, elle se retourna avant de sentir un frisson parcourir son échine. Il n’était qu’à quelques centimètres d’elle, les yeux plongés dans les siens. Un fragrance musquée mais non désagréable, venait chatouiller ses narines tandis que dans sa poitrine son cœur ne cessait d’accélérer.  Les lèvres du brun bougeaient, mais elle n’écoutait pas ce qu’il disait. C’était la deuxième fois qu’ils partageaient une telle proximité, mais c’était véritablement la première fois qu’elle le regardait vraiment. Peut-être s’était-elle trompée lorsqu’elle l’avait traité de golden boy à peine sortir de l’adolescence. Ils devaient avoir le même âge, quelques années de différences tout au plus. Lorsqu’on prenait le temps de l’observer, on remarquait que ses traits étaient plus mures, plus dures aussi. Mais toute colère semblait l’avoir quitté. Il ne semblait même plus irrité de sa présence – et qui aurait pu penser le contraire vu la manière dont il la retenait. Assurément, Jude Rowe était bien fait de sa personne. Il affichait une sorte de charisme qui ne pouvait laisser les gens indifférents. Et tandis qu’elle le fixait, Delilah se surpris à se dire qu’elle le trouvait attirant. Peut-être aurait-il même pu être son style d’homme s’il n’était pas si condescendant….Stop. Fallait qu’elle se calme car là, c’était la pensée de trop.
Avalant sa salive, la jeune femme repris aussitôt ses esprits. Etait-elle vraiment en train de fantasmer sur l’homme qui venait de la virer ? Si elle s’était une seule fois demandée pourquoi, après toutes ces années, elle continuait d’aller voir un psy, elle avait enfin sa réponse. Il fallait être juste…malade pour trouver Jude Carrow attirant. Ce type n’était pas simplement condescendant. Il était aussi exécrable, orgueilleux,  cassant, et elle en passait. On ne pouvait pas juger un homme en seulement dix minutes, mais l’ancienne philosophe était persuadée que le peu de temps qu’elle venait de passer avec son interlocuteur était suffisant pour comprendre quel genre de personne il était. Elle voulait le fuir, mais ce dernier ne semblait pas être du même avis.

A peine avait-elle eu le temps de reprendre ses esprits, que le dirigeant refermait déjà la portière et tirait sur sa ceinture :« Attachez-vous. Si vous souhaitez avoir une chance de me convaincre, attachez-vous. » Elle hésita quelques secondes, relevant la tête vers lui. Les paroles précédentes de l’homme lui avaient laissé un goût amer. Même s’il l’avait écouté, il ne semblait pas décider à prendre en compte son avis. Cela valait-il vraiment la peine qu’elle reste ? Ne cherchait-il pas simplement à s’amuser avec elle ?
« Où allons-nous ? » Demanda-t-elle simplement tandis qu’elle mettait sa ceinture. Jude Rowe voulait jouer ? Ils allaient jouer. Croisant les jambes, elle savait que ce geste anodin remonterait un peu plus le bas de sa robe, dévoilant ainsi ses cuisses. Elle avait foncé tête baissée dans son taxi, l’avait à moitié renversé et il voulait encore l’écouter ? Elle devait s’estimer chanceuse.
Si elle avait eu trente ans de plus ou une paire de sein en moins, elle n’était pas sûre que l’homme lui aurait montré autant d’intérêt. Mais soit. Elle devait se sentir flatter qu’un trentenaire aussi fringant la trouve un minimum attirante…Elle supposait du moins. Elle n’était ni naïve ni stupide. Il l’avait regardé de la même manière qu’elle-même regardait les hommes quand elle avait une idée derrière la tête.

Remettant une mèche derrière son oreille, elle affichait une mine plus sérieuse qu’à l’accoutumé. Elle avait travaillé pendant cinq ans pour Misty et durant six mois, n’avait cessé d’étudier son marché. Un argumentaire qu’elle avait composé pour Violet. Elle voulait le lui offrir en même temps que sa lettre de démission au cas où elle aurait besoin de se défendre contre la direction. Au final  c’était à elle d’assurer cette mission. Face à l’homme le plus déstabilisant sur lequel elle n’avait jamais mis les yeux. La jeune femme essaya de la regarder le plus discrètement possible. Elle détestait ce type. Elle qui habituellement s’attribuait le titre de « reine-du-nom-jugement » détestait quelqu’un qu’elle connaissait depuis uelques minutes. Jamais n’avait-elle ressenti autant d’antipathie pour un être qu’à ce moment présent. Et de la même manière et de façon très paradoxale, personne ne lui avait jamais fait aussi forte impression. Tandis qu’elle le fixait, la brune se rendit compte qu’en vérité, elle ne savait rien de son ancien patron.
« SI on ne retrouve pas mon corps, ils sont nombreux à m’avoir vu monter avec vous. » Dit-elle avec douceur, le dévisageant toujours en souriant. Dans ce genre de situation, l’humour était son seul bouclier.
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